Chaque voiture porte la signature d’un designer
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Une voiture peut parfois être reconnue sans voir son logo.
Une calandre, une ligne de toit, une courbe d’aile ou la proportion entre le capot et l’habitacle suffisent. Ces détails forment une identité visuelle, pensée par des femmes et des hommes qui cherchent à transformer une mécanique en émotion.
Derrière chaque voiture marquante se trouve la vision d’un designer. Certaines créations traversent les décennies. D’autres surprennent lors de leur apparition, avant de devenir des références.
Quand une silhouette devient intemporelle
Présentée en 1955, la BMW 507 dessinée par Albrecht von Goertz reste l’une des expressions les plus élégantes du roadster allemand. Son long capot, son habitacle reculé et ses ailes sculptées ont donné naissance à une silhouette immédiatement reconnaissable.
Plusieurs décennies plus tard, Chris Bangle a profondément renouvelé le langage stylistique de BMW. Son travail et celui de ses équipes sur des modèles comme le Z4 ont introduit des surfaces plus tendues et un jeu de lignes concaves et convexes. Ce style a d’abord surpris, mais son influence reste visible dans le design automobile contemporain.
Deux époques et deux approches, mais une même ambition : donner à une voiture une personnalité qui ne pourrait appartenir à aucune autre.
Audi TT : la force de la simplicité
Lorsqu’Audi présente le TT dans les années 1990, sa silhouette tranche avec celle des coupés traditionnels.
Imaginé par Freeman Thomas sous la direction de Peter Schreyer, son dessin repose sur des formes géométriques simples, presque architecturales. Les passages de roues, le pavillon et les proportions semblent avoir été construits autour de quelques lignes essentielles.

Cette sobriété, inspirée notamment par l’esprit du Bauhaus, a permis au TT de devenir une icône moderne. Il démontre qu’un design fort n’a pas toujours besoin d’être complexe : quelques volumes parfaitement équilibrés peuvent suffire.
De la Jaguar Type E à la F-Type
Chez Jaguar, Malcolm Sayer occupait une position particulière. Avant de dessiner des automobiles, il avait travaillé dans l’aéronautique. Cette culture de l’aérodynamisme se retrouve dans les courbes fluides des C-Type, D-Type et surtout de la Jaguar Type E.

La Type E ne cherchait pas seulement à être élégante. Sa forme répondait également à une recherche d’efficacité et de pénétration dans l’air. Cette rencontre entre la technique et la beauté explique sans doute pourquoi elle reste une référence plus de soixante ans après sa présentation.
Ian Callum a ensuite dû prolonger cet héritage sans simplement le reproduire. Avec la Jaguar F-Type, il a conservé certaines proportions historiques — un long capot, un habitacle reculé et des ailes puissantes — tout en créant une voiture pleinement contemporaine.
Respecter une histoire ne signifie pas la copier. Cela consiste parfois à en retrouver l’esprit.
Aston Martin : faire évoluer l’élégance britannique
La DB5, dont la carrosserie fut dessinée par le carrossier italien Touring Superleggera, a installé une silhouette devenue indissociable d’Aston Martin : capot allongé, proportions de grande routière et élégance sans excès.

Des décennies plus tard, Ian Callum a réinterprété cette identité avec la DB7 puis la première V12 Vanquish. Il ne s’agissait pas de reproduire la DB5, mais de faire entrer ses valeurs dans une nouvelle époque.
C’est ce qui distingue les dessins automobiles les plus réussis : ils permettent à une marque d’évoluer sans devenir méconnaissable.
Chaque voiture devient celle de son propriétaire
Le designer crée la silhouette. Le propriétaire lui donne une histoire.
La couleur, les jantes, l’intérieur, les kilomètres parcourus et les souvenirs accumulés rendent progressivement chaque voiture différente. Une BMW classique conservée depuis vingt ans, une Audi TT devenue youngtimer, une Aston Martin utilisée pour les grands voyages ou une Jaguar réservée aux sorties du week-end ne racontent pas la même histoire.
Même lorsqu’elles ont été produites à plusieurs milliers d’exemplaires, ces voitures deviennent uniques par la relation entretenue avec leur propriétaire.
Protéger sans masquer
Cette réflexion guide notre manière d’aborder la protection automobile chez My Roadster®.
Une housse intérieure ne devrait pas transformer une voiture en un volume anonyme. Elle doit la protéger tout en respectant les proportions imaginées par son designer.
Grâce à son tissu extensible de 180 g/m², la housse Stretch™ My Roadster® épouse les lignes de la carrosserie. Le galbe des ailes, la longueur du capot et la chute du pavillon restent perceptibles. La voiture est protégée de la poussière et des petits frottements rencontrés dans un garage, un box ou un showroom, mais son identité demeure visible.
Sa doublure polaire douce contribue à préserver la carrosserie, tandis que son textile respirant et son ourlet élastique assurent un ajustement propre et régulier.
La housse ne cherche pas à redessiner la voiture. Elle révèle le travail qui a déjà été accompli.
Car protéger une automobile, c’est aussi respecter la main du designer, l’histoire du modèle et le regard de son propriétaire.
Chaque voiture est unique. Sa silhouette mérite de le rester, même lorsqu’elle est couverte.
Crédits photographiques : Audi TT — Charles, Wikimedia Commons, CC BY 2.0. Jaguar Type E — Snowdog, Wikimedia Commons, domaine public. Aston Martin DB5 — Ank Kumar, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
